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Comment accepter la maladie ?

PSYCHO

Giacomo di Falco, psycho-oncologue

Par : Giacomo di Falco, psycho-oncologue

Publié il y a 9 mois

Parvenir à accepter une situation, c’est d’abord accepter de ne pas l’accepter, c'est -à-dire être tolérant avec soi.

Une fois que cette prise de conscience a lieu, on peut commencer à se focaliser sur ce que nous avons plutôt que sur ce qui nous manque pour aller bien ou plutôt… aller mieux. Aller mieux dans une épreuve, même un tout petit peu mieux, c’est déjà ça. Comme toujours en ce qui concerne la dimension humaine, ce n’est pas la quantité de distance que l’on parcourt qui compte, mais le sens dans lequel on va.

Le philosophe stoïcien Marc-Aurèle (121-180) résume parfaitement en ces mots ce en quoi consiste le travail de l’acceptation :

« Que la force me soit donnée d’accepter ce qui ne peut être changé, et le courage de changer ce qui peut l’être, mais surtout la sagesse de distinguer l’un de l’autre. »

Cette citation fait comprendre que tout le travail “d’accepter” se situe autour de la distinction entre ce que nous pouvons contrôler et ce sur quoi nous n’avons aucune prise. L’enjeu sera donc d’économiser ses forces et puiser des ressources souvent insoupçonnées dans ce nouveau chemin de vie qu’on appelle le “parcours de soin”.

C’est ainsi qu’il est possible de reprendre le contrôle que l’on croyait avoir perdu, en évitant de se perdre et s’épuiser en vaines revendications et ruminations. Il sera aussi important de ne pas confondre “lâcher prise” avec une forme de passivité ou de résignation, car c’est exactement l’inverse.

Et vous, où pensez-vous situer votre degré d'acceptation ?

Giacomo Di Falco, psycho-oncologue.☀️

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