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"Un cancer masculin n’est pas une honte, parlons-en !" Le témoignage de Stéphane, patient

PORTRAIT

Vik

Par : Vik

Publié il y a 2 mois

« Quand j’ai eu mon cancer des testicules à 34 ans, je n’ai vraiment pas trouvé grand-chose sur Internet. Les cancers masculins, on n’en parle pas beaucoup !

À l’époque, je jouais au rugby et un jour mon testicule a doublé de volume. Je me suis dit : j’ai dû prendre un coup à l’entrainement, mais ça va passer… Trois semaines plus tard, ma mère et ma femme m’ont poussé à aller consulter, et le tourbillon a commencé.

Tout est allé très vite : en quelques jours j’avais le diagnostic, en une semaine l’opération. Mon pronostic vital n’était pas engagé, mais j’avais déjà des métastases dans les poumons.

Et puis j’avais l’âge de fonder une famille, alors juste avant l’opération, je suis allé à la banque de sperme, et plus tard nous avons eu nos enfants Sarah et Julien.

Je trouve que les hommes ne s’impliquent pas assez dans leur santé et ont plus de mal à communiquer, pourtant, c'est important ! Il ne faut pas hésiter à parler de ces sujets-là, ça fait du bien, et t il n’y a aucune honte à avoir un cancer !

Alors quand j’ai découvert l’ONG Movember, en 2010 et que j’ai rencontré l’équipe de rugby australienne avec ces grosses moustaches, ça m’a intrigué, je leur ai demandé pourquoi ces moustaches ? iIs m’ont expliqué que c’était un geste pour soutenir les cancers masculins. Et ça m’a beaucoup touché, j’ai voulu moi aussi m’impliquer et je suis devenu ambassadeur de Movember en France. Mon message ? Parlons des cancers masculins ! »

« Ce n’est pas un cancer qui va m’arrêter ! »

« Quand on m’a annoncé mon cancer masculin, je pensais que ça allait être comme les ligaments croisés, une opération et on repart ! Mais en fait une chimiothérapie ce n’est pas les ligaments croisés… C’est beaucoup plus dur physiquement et mentalement.  C’était vraiment un combat. Je n’avais pas dit à mon équipe au travail ce que je vivais. Pendant les trois premiers mois de chimio, je continuais à travailler de l’hôpital comme si de rien n’était.

Les gens croyaient que mon crâne rasé était un nouveau look. Ça s’est su après… Moi, travailler me permettait d’exister, je me disais : ce n’est pas un cancer qui va m’arrêter !

Avec le recul, je me dis que c’est important d’écouter son corps, d’aller très vite consulter si quelque chose de bizarre se passe. Et surtout le cancer ce n’est pas une maladie honteuse. Personne ne sait d’où ça vient, il ne faut pas hésiter à en parler, à continuer de vivre, à chercher de l’aide que ce soit auprès de vos proches, de l’association CerHom ou de VIk prostate ! Il y a des gens qui sont là pour aider. »

Un immense MERCI à Stéphane pour son témoignage !

Je réponds à toutes tes questions sur le cancer de la prostate ici :

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Avec tout mon amour 💙

Vik

Avec le soutien institutionnel d’Astellas.

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