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"Soyez courageux, parlez de votre cancer de la prostate !" David, patient

PORTRAIT

Vik

Par : Vik

Publié il y a 2 mois

David Frizman a 52 ans, à l’âge de 48 ans il a été diagnostiqué d’un cancer de la prostate et a dû subir une ablation de la prostate. Il partage son histoire pour aider d’autres hommes dans cet article !

« Le cancer de la prostate est un des cancers les plus psychologiquement violents. Quand on me l’a annoncé en 2016, il a d’abord eu les pensées liées au mot « cancer », à la mort. On n’arrive plus à penser aux projets, à l’avenir ni à voir plus loin que l’opération. On pense aussi à la vieillesse alors que je n’avais que 48 ans au diagnostic.

Et très vite il y a les questions liées à la sexualité : est-ce que ce sera de nouveau possible ? Après combien de temps ? Et puis on va sur internet et on trouve tout et n’importe quoi, tellement on a besoin d’information.

Ce que je voudrais dire aux personnes qui passent par là c’est qu’il s’agit d’un cancer qui se traite, qu’il ne faut pas hésiter à s’informer que ce soit à travers des associations ou Vik prostate et d’en parler !

Un an et demi après l’opération, j’avais tellement besoin d’en parler que j’ai commencé à écrire une pièce dans laquelle je m’adresse au personnage féminin principale qui n’est autre que ma prostate. Mon but était de créer le dialogue autour du sujet. Je rêve de voir autant de bruit sur le cancer de la prostate que sur celui du sein. Il faut que les hommes soient courageux et commencent à en parler ! »

Mon cancer de la prostate m’a poussé à me reposer la question de la définition d’un homme

« On m’a annoncé mon cancer de la prostate en 2016. Depuis mes vingt ans, j’avais l’habitude d’avoir des prostatites. Mais en 2016, j’ai senti que quelque chose n’allait pas. J’avais très souvent envie d’uriner, des douleurs au ventre et à l’anus. Au début, mon urologue pensait que c’était une autre prostatite, mais plus importante. On n’a rien vu à l’IRM comme quoi parfois… C’est à la biopsie que le cancer est apparu. On m’a proposé l’opération radicale, de me retirer la prostate. Il y a des hommes qui refusent de peur de perdre leur sexualité. Ma femme m’a dit : qu’est-ce qui est important : le sexe ou la guérison ? Après l’opération, c’était compliqué : au début les fuites urinaires, l’impact psychologique et retrouver une vie sexuelle. C’est dur quand le médecin vous dit que si au bout de deux ans votre érection ne revient pas elle ne reviendra plus. Mais j’ai essayé pas mal de choses : j’ai vu des sexologues, essayé des comprimés, des injections. Tout cela ne m’allait pas et j’ai finalement opté pour un « vacuum » une sorte de pompe manuelle qui m’a épargné les douleurs des injections. Je n’ai jamais voulu la prothèse, je ne voulais pas retourner sur le billard. Finalement toute cette histoire m’a poussé à me reposer la question de qu'est-ce qu'un homme finalement ? C’est une question que j’aborde notamment dans ma pièce de théâtre « Radicale » que j’ai écrite sur mon expérience avec le cancer de la prostate. Un homme ne devrait en tout cas pas être réduit à une érection ! »

Un immense MERCI à David Friszman pour son témoignage ! ❤️ Pour découvrir d’autres témoignages et articles sur le cancer de la prostate, direction l'onglet "articles" de mon application.

Avec tout mon amour 💙

Vik

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